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Un accouchement de rêve …oui, c’est possible!

9 sept. 2016
5 min de lecture

Un accouchement de rêve …oui, c’est possible!

Avant d’avoir des enfants, quand on me décrivait un accouchement, on me parlait de la douleur, des heures interminables de contractions, des déchirures, des césariennes d’urgence, des saignements, des ventouses, des cordons autour du cou… Bref, l’accouchement semblait être une vraie histoire d’horreur (même si j’ai toujours eu hâte de vivre ce moment). Je ne sais pas si je fais partie de la minorité des femmes ou j’ai juste été bien chanceuse, mais pour moi, l’accouchement fût une véritable histoire d’amour! J’avais donc envie de partager le récit de mon deuxième accouchement (bien frais dans ma mémoire) pour peut-être rassurer certaines futures mamans ou tout simplement faire revivre ce moment inoubliable aux mamans qui l’ont déjà vécu.

À ma première grossesse, je n’ai pas connu ce qu’est un accouchement naturel. Mademoiselle Florence n’était pas pressée et j’ai dû être provoqué après dix jours de retard. Malgré les quelques heures de contractions et de pitossin (ouch!), j’ai eu un accouchement très rapide (9 heures) qui s’est déroulé à merveille.

Pour mon deuxième accouchement, j’avais le souhait de connaître un travail qui débute naturellement. J’avais envie de vivre le petit stress de calculer les contractions et l’excitation d’appeler papa au travail. Comme l’accouchement est une des choses qui demande le plus de « lâcher-prise », la seule chose que je pouvais faire était de m’exercer pendant plusieurs semaines (voire des mois) à la pensée positive (et oui, je crois à ça). C’est ainsi que par un beau mardi chaud et humide où je profitais allégrement de ma piscine que j’ai connu pour la première fois une « vraie contraction ». Heureux hasard, je passais la journée en compagnie d’une amie d’enfance qui est infirmière praticienne. Tsé quand la vie fait bien les choses! Elle était là pour me confirmer que c’était bien des vraies contractions, pour calculer le temps entre chacune, appeler papa pour lui dire de se diriger tranquillement vers la maison (Erreur!!! Un vrai paquet de nerfs!). Pendant ce temps-là, je finalisais ma valise et celle de ma poulette qui devait séjourner quelques jours chez Papi et Mamie. Ce matin-là, je m’étais levée en sentant que c’était « the day »… On dit souvent qu’avant d’accoucher, nous avons un regain de ménage. Et bien, ce fût mon cas! Cet avant-midi-là, mon panier de lavage s’était vidé, ma vaisselle avait trouvé sa place dans les armoires et la salle de bain sentait le citron frais. Bref, je quittais pour l’hôpital l’esprit tranquille en sachant que j’allais retrouver une maison propre à mon retour (tellement plus agréable). En quittant la maison, j’ai pris le temps de demander à mon homme de prendre une dernière photo (à son grand désespoir!) de ma belle bédaine ronde. Je savourais pleinement ces derniers instants (j’aime TELLEMENT être enceinte!!!).

En arrivant à l’hôpital vers 16 h, on m’envoie marcher pendant une heure afin de s’assurer que mon travail est bien vrai. Je peux vous dire que marcher dans un seul et unique corridor jaune-orangé en construction, c’est long en titi! Heureusement, j’ai un homme qui aime blaguer et faire rire, ce qui a permis de passer le temps de façon agréable. Nous nous sommes même amusés à envoyer des photos à nos amis!

Vers 17 h, après un énième examen, on me confirme que mon travail est bien réel et que je suis officiellement admise! Youppi! Cela veut dire que je ne ressortirai pas de l’hôpital sans mon petit coco! Arrivée dans la chambre où j’allais accoucher, je fais la connaissance d’une jeune infirmière, la belle Marianne, qui m’accompagnera pendant cette belle aventure. Malgré son jeune âge, elle m’inspirait la douceur et le calme. Le médecin de garde (que j’avais rencontré lors d’un suivi de grossesse) et son externe étaient jeunes, chaleureuses, ricaneuses et elles m’ont tout de suite séduite. J’avais des contractions très régulières et assez rapprochées, mais qui se toléraient très bien puisque mes eaux n’étaient pas encore crevées. J’étais détendue et j’avais même l’énergie de pouvoir jaser avec le personnel et mon homme entre mes contractions. J’ai passé quelques heures de la soirée à sauter sur un ballon afin de faire progresser mon travail (même si j’étourdissais un peu mon chum).

Vers 22 h, même si je tolérais encore très bien mes contractions, j’ai pris l’épidurale au souhait de mon médecin. À mon premier accouchement, mon placenta avait dû être retiré manuellement alors on voulait m’éviter cette étape sans l’anesthésie.

Quelques minutes plus tard, ma mère est arrivée. Je suis très proche de ma mère et elle était présente lors de mon premier accouchement. Ayant elle-même vécu deux accouchements de rêve, elle était pour moi une source de confiance et elle a grandement aidé (tenté du moins) mon homme à garder son calme. J’avais le désir qu’elle puisse voir son deuxième petit enfant venir au monde.

Vers 23 h, on m’a placé à quatre pattes afin de faire tourner mon coco qui se présentait le petit nez dans les airs. Cette position assez loufoque a bien fait rire tout le monde dans la chambre et a servi à mettre une atmosphère festive dans la chambre. Eh oui, c’est rare qu’on entende ça, mais j’avais l’impression de vivre une soirée de filles (avec un intrus masculin) dans ma chambre tant l’ambiance était agréable et détendue! Même si j’avais l’épidurale, je sentais TRÈS bien mes contractions (c’est ce que je voulais).

C’est vers 0 h 30 que je fus enfin prête à expulser mon coco pour enfin lui voir la binette. Après 27 minutes, c’est mon amoureux gonflé de fierté qui a sorti lui-même son fils pour le déposer sur mon ventre.

C’est à ce moment précis, 0 h 57, que mon cœur s’est rempli d’amour une deuxième fois pour ce petit être qui pleurait déjà fort, MON Samuel.

Toutes les mamans connaissent ce bonheur indescriptible, cette vague d’émotions qui nous envahit instantanément au premier pleur entendu. Avant d’être maman, on me disait qu’accoucher, ça faisait mal, mais qu’on oubliait toute cette douleur lorsqu’on voyait notre trésor se pointer le bout du nez. C’est effectivement vrai, mais pour ma part, je n’oublie pas « le avant »… Ce sont pour moi des beaux moments, des drôles d’anecdotes gravées dans ma mémoire que j’ai d’ailleurs écrits dans un journal pour pouvoir les raconter à mon fils lorsqu’il sera plus grand. J’adore être enceinte, mais j’adore aussi accoucher. J’aime le « challenge » de la contraction, l’adrénaline de la poussée et la vague de bonheur suite à la délivrance. Voici mon histoire d’amour à moi avec l’accouchement. Y a-t-il d’autres mamans comme moi qui ont eu des accouchements de rêve?

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©2016 par Marina Dubois, Tralalèreuh

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